Violences, catastrophes naturelles, bioéthique…

notre société est-elle fraternelle ?

Publié le 06 octobre 2020

Déclaration du Conseil permanent de la

Conférence des évêques de France

  1. Le Conseil permanent des évêques de France, réuni les 5 et 6 octobre 2020, salue la publication de l’encyclique Fratelli Tutti, Tous frères. Le pape François nous y offre un grand texte. La foi en Dieu créateur et père de tous nous fait reconnaître en tous les êtres humains des frères et des sœurs à recevoir librement et joyeusement. La fraternité n’est pas seulement un sentiment ou un impératif moral : elle est une attitude globale qui se vit dans tous les domaines de l’existence. Elle est alors très exigeante, elle bouleverse les constructions sociales, mais elle est source de joie et de vie. L’encyclique appelle notre monde globalisé à ne pas se limiter à l’horizon des mécanismes économiques ou politiques mais à choisir la fraternité avec les pauvres comme perspective d’une politique et d’une économie qui fassent grandir l’humanité. Les diocèses et les paroisses auront à cœur de favoriser et d’accompagner la réception de ce texte.

La messe “virtuelle” ne remplace pas la participation personnelle à l'église

Par le Cardinal Robert SARAH,

préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements

9 septembre 2020

https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-09/lettre-cardinal-robert-sarah-messe-liturgie-pandemie-covid19.html

Dans une lettre adressée aux présidents des conférences épiscopales, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, affirme la nécessité de revenir à la normalité de la vie chrétienne, là où la situation sanitaire liée au coronavirus le permet: assister à la messe par le biais des médias n'est pas comparable à la participation physique à l'église, souligne-t-il.

Il est urgent de revenir à la normalité de la vie chrétienne avec la présence physique à la messe, lorsque les circonstances le permettent: aucune retransmission n'est comparable à une participation personnelle ou ne peut la remplacer, explique en substance le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, dans une Lettre sur la célébration de la liturgie pendant et après la pandémie de Covid-19, intitulée “Revenons avec joie à l'Eucharistie !” Le texte, adressé aux présidents des conférences épiscopales de l'Église catholique, a été signé le 15 août dernier et approuvé par le Pape François le 3 septembre.

La dimension communautaire de la vie chrétienne

«La pandémie due au nouveau coronavirus, écrit le cardinal Sarah, a provoqué des bouleversements non seulement dans les dynamiques sociales, familiales (…) mais aussi dans la vie de la communauté chrétienne, y compris dans la dimension liturgique». Le prélat rappelle que «la dimension communautaire a une signification théologique: Dieu est la relation des Personnes dans la Très Sainte Trinité» et «il se met en relation avec l'homme et la femme et les appelle à son tour à une relation avec Lui». Ainsi, «tandis que les païens construisaient des temples dédiés à la seule divinité, auxquels les gens n'avaient pas accès, les chrétiens, dès qu'ils jouirent de la liberté de culte, construisirent immédiatement des lieux qui seraient domus Dei et domus ecclesiæ, où les fidèles pourraient se reconnaître comme communauté de Dieu». C'est pourquoi «la maison du Seigneur suppose la présence de la famille des enfants de Dieu».

Anne Gabrielle

Ouverture du procès de béatification et de canonisation de

Anne-Gabrielle CARON

10 septembre 2020

Le samedi 12 septembre à 18h en l’église Saint-François de Paule à Toulon, Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, ouvrira officiellement le procès de béatification et de canonisation d’Anne-Gabrielle Caron. L’Église examinera si cette Toulonnaise décédée à l’âge de 8 ans des suites d’un cancer peut être proposée comme figure de sainteté pour notre temps, en particulier pour les enfants malades et leurs familles.

Qu’est-ce qu’un procès de béatification et de canonisation ?

C’est une démarche canonique par laquelle l’Église recueille des témoignages dans le diocèse qui seront ensuite analysés à Rome pour définir s’il y a une certitude morale de la sainteté de l’intéressé(e), appelé(e) serviteur ou servante de Dieu. Ces procédures sont minutieuses et rigoureuses, pour discerner la vérité dans le choix des exemples de sainteté à proposer aux fidèles.

Je dénonce avec gravité la nouvelle loi de bioéthique qui a été votée au milieu de la nuit du 30 Juillet dernier.

En plus des multiples transgressions qui ont été dénoncées depuis de nombreux mois par l'épiscopat français, les parlementaires ont intégré au texte, en catimini un nouvel élargissement de l'avortement.

En effet, les conditions d'une IMG (Interruption Médicale de grossesse) ont été élargies au critère de "détresse psychosociale". Critère très dangereux car difficilement définissable. Ainsi les avortements seront rendus possibles jusqu'au terme de la grossesse.

La suppression toujours plus importante des enfants à naître est une épouvantable tragédie et cette nouvelle atteinte à la vie doit être dénoncée avec la plus grande force.

La vie de l'enfant dans le sein de sa mère doit être respectée et protégée. Il s'agit du fondement d'une civilisation.

(Pour approfondir la question de bioéthique, cliquer ici)

 

Déclaration de Monseigneur Dominique Rey
Le 23 Juillet 2020.

 

Dans un contexte de difficultés économiques, sociales et sécuritaires profondes, exacerbées par la crise sanitaire que nous traversons, le Gouvernement décide de faire passer à marche forcée, au milieu de l’été, le nouveau projet de loi Bioéthique. Or celui-ci entraîne des bouleversements majeurs pour notre société. Cette précipitation est source de scandale.

Faut-il comprendre que ce ne sont plus l’intérêt général et le bien commun qui guident le législateur, mais que des intérêts financiers et un « calendrier idéologique » prévalent désormais dans les choix de société ?

Les « éléments de langage » avancés pour défendre le texte sont famille, amour, égalité et épanouissement… Faut-il que ces mots soient à ce point vidés de sens ? Nous entendons malheureusement quant à nous : tri, eugénisme, chimère et transgressions éthiques graves… Cette nouvelle loi entraîne une véritable « régression anthropologique » dont les conséquences ne peuvent être passées sous silence.

Le triple avertissement des évêques de France

 

Le Conseil permanent de la Conférence des Évêques de France a rendu publique ce lundi 13 janvier une déclaration intitulée “Aucun être humain ne peut en traiter un autre comme un objet”. Un texte écrit en raison de l’«inquiétude» des évêques face au projet de révision des lois de bioéthique dont la discussion au Sénat se prépare. Trois éléments les préoccupent particulièrement. Par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

En France, les prochaines semaines s’annoncent décisives en ce qui concerne le projet de loi bioéthique. Après avoir été voté à l’Assemblée nationale en octobre dernier et examiné en commission spéciale au Sénat la semaine dernière, ce projet de loi sera débattu en séance publique à partir du 21 janvier.

Mettre au premier plan la dignité de l’enfant

Le texte modifié à huis clos par les sénateurs continue de susciter l’inquiétude de l’épiscopat français. Dans sa déclaration, le conseil permanent de la CEF se concentre sur trois points susceptibles d’engager «encore davantage notre société française dans des contradictions insolubles.  S’ils étaient adoptés définitivement, ils témoigneraient d’une grave méprise quant à ce qu’est l’éthique, méprise qui, si elle n’était pas clarifiée, serait de l’ordre de l’insouciance pour l’avenir», expliquent les évêques.