Saints Rogatien et Félicissime, martyrs

Le prêtre Rogatien et le laïc Félicissime appartenaient à l’Église de Carthage et subirent le martyre en 256.

Saint Rustique

Rustique naquit en 384 dans la Gaule narbonnaise. Son éducation fut profondément chrétienne. Il étudia les lettres et les sciences sous les plus habiles maîtres des Gaules, et alla ensuite se perfectionner à Rome. À son retour, il embrassa la vie religieuse dans le monastère de Saint-Victor à Marseille. Saint Jérôme, avec qui il correspondit, l’exhortait à profiter des instructions du savant Procule, évêque de cette ville, qu’il avait si souvent l’occasion de voir et d’entendre. Rustique fut ordonné prêtre par Procule, et évêque de Narbonne le 9 octobre 427. Parmi les actes de son épiscopat, nous pouvons citer la reconstruction de la cathédrale qui avait été détruite par un incendie, l’accueil charitable qu’il fit aux chrétiens d’Afrique et de Mauritanie, qui vinrent se réfugier dans les Gaules pour se soustraire à la tyrannie des Vandales. Il instruisit ceux qu’il trouva ignorants ; baptisa, sous condition, ceux qui ne savaient pas s’ils avaient reçu ce sacrement ou qui avaient été baptisés par les ariens. Il transmit au pape saint Léon un mémoire en 19 articles pour le consulter sur divers points. Le pape lui répondit mais le dissuada également de renoncer à sa charge épiscopale pour une vie de prières comme il le souhaitait. Quelques années après, il assista au Synode d’Ephèse en 431 qui condamna les hérésies de Nestorius et d’Eutychès. Ce saint évêque ne brilla pas moins par sa sainteté et son zèle pour la défense de la vérité catholique, que par sa grande science. Il mourut à Narbonne le 26 décembre 461.

Saint Amand

Premier évêque de Strasbourg, mort en 346.

Bienheureux Bonaventure de Potenza

Bienheureux Bonaventure de PotenzaCharles Antoine Gérard Lavanga fils d'un tailleur de la petite ville de Potenza, près de Salerne, en Italie est né le 16 janvier 1651. Il entra, vers l'âge de quinze ans, dans le couvent des Frères Mineurs de Nocera pour être frère convers. Ses supérieurs jugèrent rapidement qu'il était plutôt fait pour les études. Après son noviciat il fut admis à prononcer ses vœux et prit alors le nom de religion de Bonaventure. Ses études terminées il fut ordonné prêtre et envoyé successivement dans plusieurs couvents de son ordre, comme maître des novices ou pour y prêcher des missions.

On admirait sa dévotion au très Saint-Sacrement. Il passait des jours et des nuits auprès du tabernacle, et souvent il y était ravi en extase ; il avait soin que la lampe du sanctuaire ne s'éteignît jamais. À sa première Messe, ses traits parurent illuminés, ses yeux étaient baignés de larmes.

Pendant une maladie épidémique qui ravagea la ville de Naples, sa charité ne connut point de bornes ; ses efforts pour procurer les secours spirituels et temporels aux habitants suscitèrent l'admiration de tous.

Près de mourir, il demanda lui-même les sacrements, pria ses frères de lui pardonner tous les scandales de sa vie, et voulut descendre de son lit pour baiser les pieds de son supérieur ; l'obéissance l'en empêcha. Il se mit à chanter des cantiques, récita trois Ave Maria et rendit son âme à Dieu le 26 octobre 1711.

Go to top