Saints Juventin et Maximin, martyrs

Juventin et Maximin (ou Maxime), furent qualifiés de « piliers de l’Église » par Jean Chrysostome qui a écrit leur panégyrique. Officiers dans l’armée de Julien, dit l’Apostat (360-363), ils se distinguèrent pendant la guerre contre les Perses. Ils furent décapités à Antioche, pour avoir condamné l’apostasie de l’empereur Julien et la persécution des chrétiens.

Saint Sulpice Sévère, prêtre

Originaire d'Agen, il exerça d'abord la profession d'avocat. A la mort de sa jeune épouse (d'aucuns disent même avant), il prit l'habit monastique sur les conseils de saint Martin de Tours, dont plus tard il écrira la vie, qui est le document historique le plus authentique sur le "convertisseur de la Gaule". Sa belle-mère lui fit don d'un petit domaine non loin de Carcassonne. Il y passera le reste de sa vie, écrivant de nombreux ouvrages, correspondant avec saint Jérôme, saint Paulin de Nole et bien d'autres personnages célèbres. Il mourut en 410.

Saint Gildas

Saint Gildas Saint Gildas, dit "Le Sage", est né en 493 à Dumbarton en Ecosse près de Glasgow. Il aurait étudié au monastère de Llancarvan, dans le sud du Pays de Galles, puis prêché en Écosse et en Irlande. Il alla à l’école avec les futurs saints Pol de Léon, Samson de Dol et Lunaire. Ordonné prêtre vers 518, il fut l’un des principaux réorganisateurs de l’Église celtique en Grande-Bretagne et en Irlande.

Saint Gildas est l’auteur du plus ancien ouvrage épique sur l’histoire de la Grande-Bretagne. Il composa, avec David et Cadoc, un livre liturgique à l’intention de l’Église celtique. On lui doit plusieurs ouvrages, dont le “De excidio et conquesta Britanniæ”, qui relate les hauts faits de l’histoire britannique depuis l’Empire romain. Vers 525, il vénère à Rome les reliques de saint Pierre et de saint Paul. Puis il s’installe dans la solitude, dans une grotte sur les rives du Blavet, près de l’ermitage de saint Bieuzy. C’est peut-être de là qu’il écrit son épître contenant de sévères remontrances adressées aux rois, et au clergé qu’il accuse de paresse et de simonie. Vers 538, il s’établit dans la petite île d’Houat, près de la côte de Rhuys, à Lenn ar Hoed, au centre de l’île ; des pêcheurs découvrent son ermitage et propagent sa réputation. Vers 560, Waroch, comte de Vannes, l’appelle et lui cède un terrain à Rhuys pour qu’il fonde une abbaye, l’abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys. Il mourut en 570 sur l’île de Houat où il s’était à nouveau retiré.

Saint Constance, martyr

Saint Constance Premier évêque de Pérouse au IIe siècle, saint Constance est connu pour son zèle dans l’évangélisation et les soins qu’il prodiguait aux pauvres. Il fut arrêté et fouetté au cours des persécutions d’Antonin le Pieux. Lors de son séjour en prison il réussit à convertir au christianisme ses gardiens qui finirent par le remettre en liberté.

A nouveau arrêté et torturé il fut décapité à Foligno près de Pérouse. Ses reliques furent transportées à Pérouse et enterrées près de l’emplacement de la cathédrale actuelle de la ville. En 1825 elles furent transférées avec beaucoup de solennité au nouvel autel de l’église San Constanzo. Il est l’un des saints patrons de la ville de Pérouse.

Saint Aphraate, anachorète

Saint Aphraate Né dans une illustre famille païenne de Perse, saint Aphraate découvrit néanmoins très jeune le christianisme. Affligé de voir l’évangile si peu connu dans son pays il renonça à tous les avantages de sa position et se retira à Edesse en Mésopotamie où le christianisme était florissant. Dans une petite cabane hors de la ville il se livra entièrement à la pénitence et à la contemplation. Un peu plus tard il s’installa en Syrie dans une cellule proche d’un monastère d’Antioche.

L’austérité de sa vie impressionnait ceux qui lui rendaient visite et donnait plus de force à sa condamnation de l’arianisme qui avait alors de nombreux partisans dans la ville d’Antioche. C’est d’ailleurs pour aider les catholiques d’Antioche à résister aux persécutions des ariens protégés par l’empereur Valens que saint Aphraate consentit à sortir de sa retraite. Lorsque l’empereur lui demanda pourquoi il quittait sa cellule après tant d’années vécues en solitaire, saint Aphraate lui répondit qu’il était resté dans la solitude tant que les brebis du divin Pasteur étaient en paix mais à présent qu’elles étaient exposées aux plus grands dangers il ne pouvait rester tranquillement dans sa cellule. D’ailleurs ajouta-t-il, si une fille voyait le feu à la maison de son père devrait-elle attendre sur son siège que les flammes la consument entièrement ? L’empereur n’ayant su que répondre laissa partir le saint en paix.

Lorsque la paix fut rendue à l’Eglise par la mort de Valens, saint Aphraate retourna dans sa cellule où il rendit l’âme peu de temps plus tard en l’an 363.

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