Saint François Solano

Saint François SolanoFrançois Solano Jimenez Sanchez est né à Montilla près de Cordoue en Espagne en mars 1549 dans une famille très chrétienne. Éduqué par les jésuites, il entre à 20 ans chez les franciscains. Après des études de philosophie et de théologie au couvent Notre-Dame de Lorette à Séville, il est ordonné prêtre en 1576 en la fête de Saint-François d’Assise son patron. Il souhaite alors partir évangéliser l’Afrique du Nord. Ses supérieurs et les circonstances en décidèrent autrement. C’est ainsi qu’appelé à Montilla près de sa mère atteinte de cécité alors que son père venait de mourir, il s’attardera dans la ville pour se dévouer à tous les malades d’une épidémie de peste qui venait de surgir. En 1581 il est nommé maître des novices du couvent d’Arruzafa à Cordoue et se fait remarquer par ses talents de prédicateur mais aussi par sa vie de prière et de pénitence. Lorsqu’un novice commet une faute il accomplit lui-même la pénitence estimant en être le responsable.

En 1589, le roi Philippe II ayant demandé aux franciscains des missionnaires pour l’Amérique du Sud, François Solano s’embarque pour Tucuman en Argentine avec huit autres moines. Un naufrage les conduira d’abord au Pérou, puis à Santiago del Estero en Argentine le 15 novembre 1590.

En quelques semaines François Solano apprend la langue du pays et se met à prêcher l’Évangile. Il s’aventure dans la jungle auprès de tribus hostiles et pour les séduire joue du violon, chante et leur parle avec amour de Jésus-Christ et de la Vierge Marie. Les conversions sont très nombreuses. Il installe des chapelles, baptise les indigènes mais aussi de nombreux colons espagnols tout en aidant les plus pauvres du mieux qu’il peut.

Après cinq années d’un apostolat très fécond il reçoit l’ordre en 1595 d’aller à Lima fonder un nouveau couvent franciscain. Tout en s’acquittant de cette nouvelle mission il poursuivra ses prédications auprès de la population. L’un de ses sermons le 21 décembre 1604, devant une foule rassemblée sur la place d’Armes de la ville est resté célèbre. Il y compare Lima à la Ninive biblique et appelle chacun à la conversion. Les églises restèrent ouvertes toute la nuit en raison de l’afflux de fidèles en quête de réconciliation avec Dieu.

Malade, il rendit son âme à Dieu le 14 juillet 1610 dans son couvent de Lima.

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